Comment parler de beta.gouv.fr

Les membres de la communauté beta.gouv.fr sont ses meilleurs ambassadeurs ! Voici quelques ressources pour vous aider

La présentation la plus à jour de beta.gouv.fr est lisible sur la page Approche de notre site internet.

Présentations beta.gouv.fr

Historique

Qu'est-ce que beta.gouv.fr ?

L'expression "beta.gouv.fr", parfois abrégé "beta.gouv", peut désigner plusieurs choses :

  • La communauté beta.gouv.fr, à savoir toutes les personnes qui travaillent selon l'approche Startup d'État et, quel que soit leur rôle, leur statut, leur incubateur, leur rattachement : ses membres sont en général référencés sur la page Communauté, et sont disponibles sur notre espace Slack ; on parle parfois aussi de réseau beta.gouv.fr pour désigner le réseau de structures, incubateurs et fabriques partenaires ;

  • Le programme beta.gouv.fr : en 4 phases, il commence par une investigation préalable à la construction d'un service numérique ; on passe ensuite en phase d'accélération si l'utilité du produit est avérée, et enfin en phase de transfert ou de consolidation ;

  • La mission BETA : c'est le nom de la mission de la Direction intérministérielle du numérique (DINUM) à laquelle sont rattachés les membres de l'équipe d'animation de beta.gouv.fr. Son objectif est d'accompagner la croissance et de soutenir le programme, la communauté et le réseau beta.gouv.fr.

"Startup d'État" ?

L'expression Startup d'État a été employée pour la première fois en 2013, avec pour objectif d'intriguer, de susciter la conversation par cet oxymore.

Elle prête toutefois à confusion et génère souvent des malentendus : l'expression induit en erreur, puisqu'elle laisse entendre que l'État incube des startups privées, ou que les services que nous construisons ont chacune une personnalité juridique propre, ce qui n'est pas le cas.

Certaines personnes de la communauté évitent de parler de "Startup d'État" pour désigner les services développés et privilégient l'expression "services conçus selon l'approche Startup d'État". (Avec la majuscule à Startup d’État qui signifie qu’on introduit un concept entier, par opposition à startup d’État, qui laisse entendre que c’est une startup de l’État, avec toutes les questions de statut moral ; c’est comme les guillemets, mais sans l’aspect dépréciatif).

Comment parler de l'approche Startup d'État sans tomber dans le jargon de la Startup Nation ?

L'approche Startup d'État diffère de ce qui est usuellement pratiqué au sein du secteur public dans la conception de services numériques. Il est souvent contre-productif d'employer un langage jargonneux ("agile", "scrum", etc) pour décrire comment nous travaillons. Les grandes différences dans nos manières de faire sont résumées au sein du manifeste de beta.gouv.fr et peuvent être reformulées ainsi :

  1. Nous cherchons constamment l'impact : les décisions et priorités des équipes sont guidées par les retours des utilisateurs et non par un cahier des charges défini une fois pour toute par l'administration. Tandis que ce dernier impose une fois pour toute un calendrier et une spécification du produit attendu, l'écoute des besoins usagers conduit à faire évoluer le service au fil de l'eau.

  2. Nous constituons des équipes autonomes, responsables de leur budget et de leurs outils, et constituées d'experts du numérique travaillant au sein de l'État. En particulier, nos équipes bénéficient d'un espace de liberté pour innover, sans avoir par exemple à passer par les règles inhérentes à la structure ou par les circuits de validation habituels.

  3. Nos équipes lancent le plus rapidement possible la première version d'un service afin de le confronter à de premiers usagers en vue de l'améliorer progressivement et de l'expérimenter sur le terrain. Les équipes commencent donc toujours petit avant d'envisager des ambitions nationales et universelles ! Cette approche permet d'adapter le service aux vrais besoins des utilisateurs, à découvrir des besoins que n'auraient pas pu imaginer un cahier des charges, et à garantir une utilité réelle à l'outil. Surtout, elle oblige les équipes à mettre leur service en ligne sans attendre d'avoir tout fini afin de s'assurer qu'il a vraiment de la valeur. Dans les projets informatiques classiques, souvent construits sans contact avec les utilisateurs avant sa conception complète, il arrive que le logiciel soit déjà obsolète au moment de sa sortie – ou qu'il ne résolve finalement pas le problème des usagers qui avait pourtant justifié sa commande. En adaptant le service en continu, on réduit considérablement ce risque – et les coûts qui y sont associés.

Quelques exemples

L'expression :

Méthode « startup d’État », la nouvelle manière de construire les projets de l’administration

pose problème. Matti Schneider, un ancien de la communauté beta.gouv.fr, expliquait déjà en 2016 pourquoi, en espérant que cela guidera de futurs points rédactionnels : 1. Ce n’est pas la nouvelle manière de construire mais une manière, qui ne doit surtout pas être perçue par des acteurs publics comme le moyen d’être hype sans se remettre en question. Ce n’est pas une évolution naturelle de tous les projets administratifs avec une part de numérique, mais une possibilité de construire de manière exploratoire un service encore inconnu. On reçoit déjà assez de demandes mal qualifiées comme ça, il faut limiter notre exposition. 2. Ce ne sont pas des projets mais des produits, ou éventuellement des services numériques. C’est très important : un projet a un début et une fin connues, un produit vivra et évoluera en permanence. On est sur un changement de pensée majeur pour l’administration. La notion de service est encore plus lointaine, et c’est peut-être même un peu tôt pour l’introduire, mais on peut faire le lien avec service public numérique. 3. Je ne suis vraiment pas convaincu par l’appellation de « méthode ». On a des principes, des valeurs, des exemples et des éléments de méthode, mais il ne me semble pas qu’une « Startup d’État » soit une méthode.

« Produire rapidement et durablement des outils numériques qui améliorent le service public », c’est très bien. Ou « Les Startups d’État, un moyen de construire des produits numériques qui améliorent le service public ».

Cette phrase (citation d'Hela Ghariani) peut également permettre d'expliquer simplement ce que nous faisons :

Partir d’un problème précis identifié sur le terrain, construire une équipe animée et motivée pour le résoudre et avancer pas à pas pour construire la solution et sa stratégie de déploiement.